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La crise n’a pas épargné les prestataires de formation avec un recul de leur croissance de 2,1 % en 2009. Pourtant, avec un chiffre d’affaire de 1,161 milliard d’euros en 2009, les prestataires formation adhérents de la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP) résistent plutôt bien. Jean-François Zitter, Vice-Président de la FFP, constate que les effets de la crise sont présents et qu’ils devraient continuer même si les prestataires se montrent optimistes avec + 1,4 % de croissance envisagée pour 2010. Cet optimisme repose surtout sur la croissance du DIF (Droit individuel à la formation) qui pourrait représenter 13,7% de l’activité des organismes en 2010. La prise en charge des OPCA reste tout de même une inquiétude majeure pour les prestataires, liée à la loi du 24 novembre 2009 et à la création du Fond de Sécurisation des Parcours professionnels.(FSPP) La FFP a dernièrement sondé ses adhérents sur la question du e-learning et l’étude montre que 64 % des entreprises sont désormais preneuses de cette solution. 27 % des prestataires propose ce type de formation, principalement en intra entreprise (61 %), ou en inter entreprise via des offres standards de formation langues (formation anglais) ou en informatique. Une demande à mettre sans doute en lien avec la recherche croissante de formations individualisées pour les salariés (84 % en 2008, soit 10 points de plus par rapport à 2007). Autre nouveauté, en 2008, 64% des entreprises souhaitent financer des formations qualifiantes ou certifiantes, mais seulement 29 % des prestataires ont noué des partenariats pour délivrer un diplôme ou une certification dont 27 % avec des établissements publics et seuls 16 % des adhérents de la FFP disposent dans leur offre d’un titre enregistré au RNCP.
6 février 2010 Plusieurs grandes questions se posent actuellement : les nouvelles technologies ont-elles une utilité dans l’éducation des enfants et des adolescents ? Quels outils ont leur préférence ? Quelles sont les disciplines qui en profitent le plus ? L’atelier BNP Paribas mène l’enquête avec l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique), afin de répondre à ces interrogations. Concernant l’éducation, les Français sont enthousiastes sur l’utilité des nouvelles technologies pour leurs enfants et leurs adolescents (88% des Français). Les nouvelles technologies de la communication favorisent une nouvelle forme de langage qui peut apparaître néfaste pour la langue française, ce que pense une grande majorité de Français, toutes catégories confondues. Il existe un certain nombre de freins à l’introduction des NTIC dans le monde de l’éducation. Le respect de la langue française en est un parmi d’autres : coût et origine des technologies, droit d’auteur, etc. Pour trois quarts des Français, l’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation se concentre principalement sur l’enseignement secondaire : au lycée (75%) et au collège (74%). Lorsque leur enfant est concerné, les parents soulignent davantage l’intérêt des nouvelles technologies. Pour que les nouvelles technologies se popularisent réellement dans les écoles, il faudra tenir compte du point de vue de la population, pour qui les priorités ne sont pas celles des experts en pédagogie. Ces derniers estiment de leur côté qu’il faudrait cibler prioritairement les petites classes. L’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation ne s’applique toutefois pas à l’ensemble des domaines abordés à l’école. La géographie et les langues (notamment les cours d’anglais) constituent les deux principales matières pour lesquelles l’utilisation des nouvelles technologies apparaît utile : elles sont respectivement citées par 72% et 70% des personnes interrogées. Les personnes les plus convaincues de l’utilité des nouvelles technologies dans l’éducation des enfants considèrent logiquement plus largement que les objets électroniques peuvent être utilisés comme des dispositifs pédagogiques. Il est temps d’équiper les professionnels avec des dispositifs de base (PC portable). Car si ce n’est pas le cas, l’enseignement se fera sans eux. Et il est également impératif de s’intéresser à ceux qui ne sont pas considérés - par le monde enseignant - comme pédagogiques, comme les consoles de jeu… Les dispositifs d’apprentissage électroniques ont trouvé leur place au sein des foyers français : près de la moitié des parents d’enfants de moins de 18 ans (45%) en ont fait l’acquisition pour leur enfant au cours de la seule année 2009. Le taux d’équipement réel des foyers en France corrobore les opinions relevées dans l’enquête. Cela prouve aussi que, en ce qui concerne les craintes des Français, la tendance peut encore être inversée. Il est toujours temps d’équiper les écoles et les enseignants. Dans le plan d’action, il faudra être suffisamment souple, et laisser par exemple la possibilité aux particuliers d’utiliser leurs propres équipements. Déjà quelques organismes de formation à l’anglais comme la société goFLUENT mettent en place ces nouveaux cours interactifs.
Annoncée comme une grande loi du quinquennat, la réforme de 2009 apparaît aux responsables de formation comme une non réforme. Après tout, que change-t-elle réellement ? Le DIF : (notamment le DIF anglais) les salariés pourront l’utiliser après avoir quitté leur entreprise, mais reconnaissons que le système de portabilité est si complexe que rares sont ceux qui devraient en bénéficier. Droit à l’orientation professionnelle : les principes sont posés, mais les réalisations ne sont pas pour demain ! Le Bilan d’étape professionnelle est à renégocier. Les missions de la D.I.O (Délégation interministérielle à l’orientation) semblent encore bien floues. Offre de formation : ce n’est pas en modifiant, à la marge, la déclaration d’activité des organismes et en les contraignant à remettre une attestation de fin de stage aux participants que le marché de la formation (anglais par exemple) sera forcément plus efficace. Nombre d’OPCA : qu’ils soient 100, 50 ou 10 qu’est-ce que cela va changer ? Sérieusement ! L’efficacité du système de formation dépend elle du nombre d’OPCA ? Alors faut-il déjà l’oublier et attendre la prochaine réforme avec impatience ? Nous n’irons pas jusque-là. Car, apparemment sans y toucher, la loi de 2009 pourrait avoir un impact sur les pratiques de formation en anglais notamment. Les entreprises vont s’en rendre compte très vite : 0,2% de leur masse salariale, soit 900 millions d’euros, vont être prélevés, chaque année, de leur budget formation en langue entre autres. Cela représente 7% de leur effort de formation. Après la crise, qui a déjà bien raboté leur investissement formation, cette nouvelle ponction risque d’être un coup fatal à bon nombre de politiques de formation ambitieuses. On nous dit que ces fonds seront reversés par le FPSPP aux entreprises pour les aider à former les salariés les plus éloignés de la formation. On peut y croire. Mais n’oublions pas qu’ils pourront également servir à beaucoup d’autres choses : formation des demandeurs d’emploi, aide au chômage partiel… Ne soyons pas dupe ! La réforme de 2009, c’est un coup dur porté aux budgets formation des entreprises. Les responsables de formation vont se retrouver face à une équation quasi insoluble : comment former plus avec moins ? Former plus, car ils vont devoir faire face à des demandes de DIF (anglais) toujours plus nombreuses et à des besoins de formation encore plus importants pour permettre aux entreprises de rester dans la course de la compétitivité mondiale. Avec moins, car leur budget devrait malheureusement être réduit de -15 à -25% par rapport à 2008. Pour s’en sortir, il faudra faire des gains de productivité. Et, là, il n’y a pas trente-six solutions : réduire le face à face pédagogique et augmenter les temps d’auto formation, qu’ils soient en E-Learning, Rapid-Learning, M-Learning ou E-Reading. Et bien, oui la réforme pourrait alors avoir une grande vertu : mettre les entreprises sous tension et les engager à innover pédagogiquement. Nous espérons la réponse dans 4 ou 5 ans. Ce sera peut être déjà l’heure d’une nouvelle loi, plus importante encore. Marc Dennery Directeur associé – C-Campus www.c-campus.fr
La première étude sur le secteur des services linguistiques de l’Union Européenne en révèle le chiffre d’affaires : 8,4 milliards d’euros en 2008. Si la croissance continue sur la même voie, alors ce secteur affichera un chiffre d’affaires compris entre 16,5 et 20 milliards d’euros d’ici 2015, ce qui en fera l’une des plus importantes activités grandissantes de l’Union Européenne, avec un taux de croissance avoisinant les 10% par an. Les services linguistiques semblent être moins affectés par la crise financière que les autres secteurs, justifiant cette croissance par l’évolution qu’a connue le secteur depuis quelques années. L’étude montre que l’avènement de nouveaux domaines comme le sous-titrage, la localisation et la rédaction ont montré que les professionnels des langues européennes avaient besoin d’acquérir de nouvelles compétences. L’étude souligne également les effets positifs de la mondialisation, qui nécessite des traductions et interprétations de nouvelles langues, ainsi que de nouveaux services. 5,7 milliards d’euros du chiffre d’affaires de 2008 concernent la traduction et l’interprétation. Même au Royaume-Uni, la hausse du secteur est massive : avec la mondialisation, l’anglais seul n’est plus suffisant. Beaucoup d’entreprises étrangères, et en particulier les PME, sous-estiment les conséquences de la présentation de leurs produits dans la langue des pays auxquels elles s’adressent, ce qui les désavantage par rapport aux concurrents nationaux. Le secteur linguistique revêt donc à la fois une importance économique et stratégique : économique, en raison de sa taille, de sa résistance à la crise actuelle et surtout de son fort potentiel pour l’avenir. Stratégique, car il est indispensable pour préserver les identités et cultures des peuples.
Loi sur la formation professionnelle : parution des premiers décrets d’application. L’entrée en vigueur de certaines dispositions de la loi du 24 novembre 2009 relative à la formation professionnelle nécessitait la parution de décrets d’application. Six ont été publiés au Journal Officiel le 19 janvier 2010. Le premier décret concerne la mention des droits acquis au titre du DIF dans le certificat de travail. La loi du 24 novembre a institué un régime de portabilité du DIF en cas de rupture du contrat. Ce dispositif permet à un salarié d’utiliser, après la cessation de son contrat de travail, les heures acquises au titre du DIF pour financer une formation soit pendant une période de chômage, soit chez un nouvel employeur. Le solde de ces heures sera désormais précisé sur le certificat de travail, afin que les OPCA puissent financer les formations dans le cadre de la portabilité. Le deuxième décret correspond aux dépenses liées à la mise en œuvre du contrat ou de la période de professionnalisation. Cette loi a étendu le contrat de professionnalisation aux bénéficiaires d’un contrat unique d’insertion ainsi qu’aux allocataires de minima sociaux : revenu de solidarité active (RSA), allocation de solidarité spécifique, allocation adulte handicapé. Un montant forfaitaire est désormais fixé à 15 € par heure, ainsi qu’un plafond mensuel de prise en charge par les OPCA. Le troisième décret est lié au financement des périodes de professionnalisation. Désormais, les OPCA peuvent bénéficier de versements complémentaires du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) pour financer les actions de professionnalisation. Le quatrième concerne la formation pour les bénéficiaires du contrat unique d’insertion, qui fixe à 80 heures la durée minimale de la formation reçue dans le cadre de la période de professionnalisation pour ces bénéficiaires. Le cinquième décret annonce que tout organisme de formation doit déclarer son activité et obtenir l’enregistrement de cette déclaration par l’autorité administrative. Le sixième et dernier décret d’application de la loi du 24 novembre 2009 correspond à la prise en charge du congé individuel de formation (CIF). En effet, dès lors qu’un salarié dispose d’un an d’ancienneté dans l’entreprise, l’OPCA peut prendre en charge tout ou partie des frais liés à la réalisation d’une formation se déroulant hors du temps de travail.